Combat !


La résistance s'organise !

14/04/2007

14/04/07 - 10:33

Dans Huit Jours... Ne vous trompez pas de cible ou de bulletin de vote...






Fernand Raynaud - Le douanier

21/03/2007

21/03/07 - 00:58

Parce que le combat continue...




A l'heure où certains voudraient créer des ministères au titre à peine évocateur, à l'heure où l'incompréhension est souvent signe de rejet pur et simple, n'oubliez pas que dans quelques heures, une Résistante de la vie nous enverra son dernier message.

Lucie, bon voyage et bon repos.

29/01/2007

29/01/07 - 00:29

Un jour, je parlerai... en attendant, écoutez... la bave de l'escargot, d'un coup de talon... on l'arrête !




Cypress String Quartet: Tango.

Schulhoff, c'est bien de moi et c'est bien moi.

27/01/2007

27/01/07 - 20:44

Cet homme n'est pas un souvenir...



Le film de Polanski "Le pianiste", raconte l'histoire incroyable de Wladyslaw Spilman. Le voici jouant une nocturne de Chopin...

Shalom, shalom.

Et paix sur la terre aux homme de bonne volonté.

Ma bougie brûle toujours, comme celle de millions d'autres assassinés par toutes les barbaries humaines.



15/01/2007

15/01/07 - 03:28

Parfois... même avec le sourire on peut réfléchir.


15/01/07 - 02:51

A titre informatif...

je rôde toujours...

05/01/2007

05/01/07 - 12:07

C'est bien lui le vrai gagnant...


(l'Express- 02/01/07)

03/01/2007

03/01/07 - 03:39

Et maintenant... Qui est soulagé ?



Lui peut être ? Mais de quoi ?



25/11/2006

25/11/06 - 12:36

Universalisme.

En ce jour particulier dans la semaine, arrêtons nous un simple instant sur la folie humaine.

On peut toujours trouver que l'on parle trop de certains évènements du passé. Personnellement, en regardant cette liste noire, je me dis que non, nous n' en parlons sans doute pas encore assez. Nous n'agissons pas encore assez auprès de nos classes dirigeantes pour éviter la reproduction de tels actes.

Depuis l'an zéro à 1899, j'ai pu macabrement comptabiliser 50 massacres* de populations civiles. De 1900 à nos jours, je vous laisse le faire.


Au XXe siècle

* 1903 : Kishinev, actuellement Chişinău (Moldavie)
* 1904 : massacre des Hereros - Namibie, 1904
* 1915 à 1917 : Génocide arménien (Turquie)
* 1919, 13 avril : massacre d'Amritsar (Inde)
* 1921, 21 mars : par l'Armée rouge de Trotski, marins de Cronstadt qui réclamaient restitution du pouvoir aux soviets (conseils populaires) et restauration de la démocratie
* 1928 : Chine : les hommes de Zhu De rasèrent deux villes entières, Chenzhou et Leiyang : Les communistes mènent une politique de terreur pour déstabiliser le régime en place suivant les consignes soviétiques de Staline. Il s'ensuit une réaction paysanne qui conduit à une chasse et une tuerie de tous les communistes chinois.
* 1932 : famine volontairement provoquée par Staline en (Ukraine) pour anéantir la paysannerie. Huit à dix millions de morts en Ukraine et dans les régions voisines ethniquement ukrainiennes.
* 1934, 29 juin : Nuit des longs couteaux (Troisième Reich)
* 1936 à 1945 génocide de la population juive d'Europe dit également Shoah ou Solution Finale (Troisième Reich)
* 1936 à 1945 : génocide tzigane (Troisième Reich)
* 1937 : Massacre de Ponce à Porto Rico
* 1937 : massacre de Nankin, également appelé le viol de Nankin (南京Nanjing) (Chine)
* 1937 : Massacre de Dersim par le régime autoritaire turc de Mustafa Kemal Ataturk
* 1938 : Nuit de cristal (Troisième Reich)
* 1939 : 3 septembre Dimanche sanglant de Bydgoszcz massacre de population allemande dans une ville polonaise.
* 1940, avril : massacre de Katyń, officiers polonais fusillés par l'Armée rouge (Pologne)
* 1941 : massacre de Yedwabne (Pologne)
* 1942 à 1945 : opération "tue tout, brûle tout, vole tout" (sankô sakusen) amorcée en mai 1942 par l'armée japonaise et ayant entraîné selon l'historien Mitsuyoshi Himeta la mort d'environ 2,7 millions de civils chinois.
* 1942 massacre de Singapour (10 000 civils) par l'armée japonaise
* Massacre de Babi Yar - Ukraine, 29 et 30 septembre 1941. A Babyn Yar, les Allemands y ont aussi massacré la population juive de Kiev ainsi que les élites politiques et intellectuelles ukrainiennes.
* Opération Gomorrah fin juillet 1943 : Bombardement aérien sur Hambourg, (Allemagne),
* Massacre des foibe - Italie-Yougoslavie, 1943-1945
* Massacre dans Koniuchy - Pologne, 1944
* 1944, 10 juin : Massacre d'Oradour-sur-Glane
* Maillé - 25 août 1944
* Massacre de Malmedy - Belgique, 17 décembre 1944
* Bombardement de Dresde - Allemagne, 14 février 1945
* Bombardement de Tokyo - Japon, 10 mars 1945
* Bombardement du Cap Arcona - Allemagne, 3 mai 1945
* Massacre de Sétif - Algérie, alors colonie française, 8 mai 1945
* Massacre de Bleiburg - Yougoslavie, mai 1945
* Massacre des Malgaches - Madagascar, mai 1946 100 mille civiles morts
* Bombardement d'Hiroshima - Japon, 6 août 1945
* Bombardement de Nagasaki - Japon, 9 août 1945
* 1947-1948 : Massacres interreligieux lors de la partition des Indes. Plusieurs dizaines de milliers de morts parmi les populations hindous, musulmanes et sikhs.
* 1948 : Massacre de Deir Yassin - Palestine.
* 1948 : Massacres de Coréens de l'île Cheju par l'armée des États-Unis

Seconde moitié du XXe siècle

* 1950 : massacre de Taejon - Corée.
* 1953 : massacre de Qibya - Cisjordanie.
* 1954 : massacre de la Toussaint Sanglante - Algérie.
* 1954 : massacre au Guatemala, 200 000 mayas massacrés.
* 1960, 2 mars : massacre au Cameroun, 40 000 morts en pays Bassa et Bamiléke.
* 1960, 21 mars : massacre de Sharpeville - Afrique du Sud.
* 1961, 17 octobre : massacre des Algériens à Paris - France.
* 1962 : massacre des Harkis - Algérie.
* 1968 : massacre de Tlatelolco - Mexique.
* 1968 : massacre de My Lai - Viêt Nam.
* 1975 à 1979 : crimes de la révolution cambodgienne - Cambodge.
* 1975, 28 novembre : massacre au Timor oriental.
* 1976, 20 janvier : Massacre de Damour au Liban : commis par les milices palestiniennes contre les habitants libanais chrétiens de Damour.
* 1976, 16 juin : massacre de Soweto - Afrique du Sud.
* 1980, 27 juin : massacre de la prison de Palmyre - Palmyre, Syrie.
* 1981, le 11 décembre : massacre del Mozote, Salvador.
* 1982 : massacre de Hama - Hama, Syrie.
* 1982, septembre : massacre de Sabra et Chatila - Beyrouth, Liban.
* 1984, 31 mai : massacre du Temple d'Or - Amritsar, Inde.
* 1989 : massacre de Tiananmen - Beijing alias Pékin (Chine).
* 1989 : massacre kurde à Halabja par bombe chimique. Ali le Chimique - Saddam Hussein
* 1989, 6 décembre : Tuerie de l'école polytechnique de Montréal 14 mortes.
* 1992 : massacre de Khodjaly.
* 1994 : génocide au Rwanda.
* 1995 : massacre de Srebrenica.
* 1995 : massacre d'Aguas Blancas - Mexique, 17 morts.
* 1996, 13 mars : massacre de Dunblane - Écosse, 17 morts.
* 1996, 29 avril : massacre de Port Arthur - Tasmanie, Australie, 35 morts.
* 1996, 18 avril : massacre de Qana - Liban, 100 morts et de nombreux blessés, libanais et forces de l'ONU. [2]
* 1997 : massacre de Sanaa (Yémen).
* 1998 : massacre de Tajdena (Algérie).
* 1998-2002 : massacres des populations congolaises (République démocratique du Congo RDC), 4,5 millions de morts.
* 20 Avril 1999 : massacre du lycée de Columbine.
* 1969 aux années 1990 : massacre des Papous (on estime à au moins 100 000 le nombre de morts) - Papouasie-Nouvelle-Guinée et Indonésie.
* Années 1980-1990 : massacre des Kurdes par le régime de Saddam Hussein (voir l'article Kurdistan).
* 1999-2000, octobre à février : bombardement de Grozny - Tchétchénie.

XXIe siècle

* 1998-2002 : massacres des populations congolaises (République démocratique du Congo RDC), 4,5 millions de morts.

* 2001 : Attentats du 11 septembre à New York
* 2001 : Attentat du Dolphinarium à Tel Aviv, 21 morts et 120 blessés
* 2001 : Attentat de la pizzeria Sbarro de Jérusalem, en Israël. 15 morts et 130 blessés.
* 2002 : massacre de Bojayá (Colombie) 119 victimes
* 2002 : Attentat de l'hôtel Park de Netanya en Israel, 30 morts et 140 blessés.
* 2002, 11 avril : attentat par camion piégé contre la synagogue de Djerba (Tunisie), 19 morts
* 2002, 8 mai : attentat contre des salariés français de la DCN à Karachi (Pakistan), 14 morts
* 2002, 12 octobre : Attentat de Bali (Indonésie) perpertrée par des islamistes, 202 morts et 209 blessés
* 2002, 28 novembre : attentat par voiture piégée contre un hôtel à Mombasa (Kenya), 11 morts. Au même moment, un avion de ligne israëlien échappe à un tir de missile.
* 2003 : massacres de Bunia, Bukavu, Songolo... en Ituri et au Kivu (République démocratique du Congo)
* 2003 : massacre de Betoyes (Colombie)
* 2003, 12 mai : Trois attentats à Riyad (Arabie Saoudite) contre des intérêts occidentaux, 35 morts
* 2003, 16 mai : Cinq attentats coordonnés à Casablanca (Maroc) contre un restaurant espagnol et plusieurs établissements juifs, 33 morts
* 2003, 15 novembre : attentats contre deux synagogues à Istanbul (Turquie), 32 morts
* Depuis 2003 : Attentats après l'invasion de l'Irak, plus de 26 000 morts
* 2004 : Attentats du 11 mars 2004 à Madrid commis par des islamistes marocains (191 morts)
* 2004, 2 mai : massacre de Yelwa (Nigeria)
* 2004, 30 mai : prise d'otage et assassinats de 22 salariés d'une entreprise pétrolière à Al-Khobar (Arabie saoudite)
* 2004, décembre : massacres lors de la 3e invasion rwandaise au Kivu (République démocratique du Congo)
* 2004, 3 septembre : prise d'otages de Beslan, Russie, 331 morts
* 2004, novembre : massacre de Falloujah, Iraq, des centaines de morts, chiffres inaccessibles.
* 2005, 7 juillet : Attentats à Londres revendiquée par Al-Qaïda, 56 morts et 700 blessés.
* 2005, 1er octobre : trois attentats coordonnés à Bali contre une zone touristique, une vingtaine de morts
* 2005, novembre : Massacre de Haditha, Iraq, vingt-trois civils irakiens tués par des soldats de l'armée américaine.
* 2006, mars : Fusillade d'Ishaqui, Iraq, massacre présumé de quatre à onze civils par des soldats de l'armée américaine.
* 2006, juillet : Bombardement de Qana, Liban.



Et dire que l'on se considère "civilisés" et "évolués"...

Est ce un suicide ?


*On entend par "massacre" une tuerie de population civile en dehors de toute bataille entre militaires.


Source : WIKIPEDIA

24/11/2006

24/11/06 - 13:00

Petits détails pour les mal comprenant et autres simplificateurs

L'Etat d'Israël :

1/créé en 1948 est l'aboutissement d'une longue péripétie d'épisodes sanglant qui n'ont fait que s'accélérer au cours du début du XXè Siecle, pour prendre fin (théoriquement) en 1945.

2/ est le seul état laïc avec le Liban de la région. (Ironie de l'histoire, les deux états ont été créés la même année)

3/ Les citoyens Israéliens, sont soit juifs, soit Musulmans, soit Catholiques, soit athées, quel que soit leur origine ethnique.

Vouloir faire l'amalgame si facile (je n'ai pas encore dit antisémite, encore que...) de la reconnaissance d'un génocide comme une forme de soutien à la politique expansionniste de certains membres de la population israélienne n'est ni plus ni moins que de l'inconscience au mieux, ou de la bêtise mêlée à de la haine.

Enfin, il existe des résolutions qui ont été prises par l'ONU, il me semble. Cette autorité morale qui est si souvent contestée par son laxisme ou de son non interventionniste, pourquoi ne vous y référez vous pas ?
Qui a contesté le droit des Peuples à disposer d'eux même ?
Qui formante depuis près de 60 ans la destruction de l'Etat d'Israël ? Qui se fait assassiné dès qu'il "pactise" avec Israël ?
La politique au Moyen Orient est une poudrière & un tel marasme ethno - diplomatico- économique et encore, j'en oublie, qu'il est si facile de tout critiqué sous prétexte que certains dirigeants agissent mal.

Que dire en ce cas de l'assassinat d'un ministre en exercice au Liban ?
Parce qu'il est Chrétien, cela porte moins à conséquence et cela vous indigne moins car il le fut sans nul doute par la Syrie ou l'Iran ?

Soyez modeste, jeune homme, lorsqu'on ne maîtrise pas un sujet, on tente de raisonner, pas d'aboyer.

23/11/2006

23/11/06 - 20:28

La vie et rien d'autre...




Merci, Philippe... sans doute.

22/11/2006

22/11/06 - 11:39

Bon anniversaire Messieurs. De Gaulle & Leclerc nés un 22 novembre.




Le chant d'une certaine idée de la France et de toutes les Résistances :

Le chant des partisans





21/11/2006

21/11/06 - 02:39

Une musique de dégénérés remixée par Offer Nissim... Shalom, shalom...



Fascinated roie yamin & tal kerman
Intro Offer Nissim ft Suzanne palmer

19/11/2006

19/11/06 - 22:43

Comme une forme d'écho.

Je n'ai pas la "négritude" affichée car je suis blanc de peau...
Vous qui portez la couleur de l'espoir, vous mes frères, ce soir, nous sommes tous un peu du peuple des esclaves...

Je suis juif, communiste et homosexuel. J'ai juste loupé le fait de ne pas avoir pu choisir pour parents des personnes issues du continent noir africain...

Mais avec vous je danse, avec vous je chante l'espoir :

Siyahamba - We are Marching In The Light Of God


Mais avec vous je sais aussi me moquer de NOUS :



19/11/06 - 16:28

Le nazi a été viré, je peux me rendormir... mais je veille, je ne peux plus dormir que d'un seul oeil, l'autre est resté avec mes fantômes, là-bas.

A jamais, j'espère !

19/11/06 - 16:00


La lettre que je n'ai pas pu écrire.

A tous les enfants,
à tous mes enfants qui ne pourront pas naître,
à tous mes enfants qui se réclameront de moi,
à tous les humains,
à tous ceux qui un jour douteront.

Combattre ! Tous les jours vous devrez combattre contre votre propre colère, contre celle des autres. Apprenez à la transcender, à la transformer et à la mettre au profit d'une juste cause : celle de l'Humanité. Nos vies n'ont que peu d'importance. Nous ne sommes que passage. Il faut apprendre à construire, non à détruire. Il est souvent dit que la colère est mauvaise conseillère. Sans nul doute, encore que. Lorsque vous voyez votre propre corps se transformer, se déshumaniser. Lorsque nous crevons de faim, de soif, de maladies qui pour vous se soignent en quelques jours, je ne sais pas si, ce n'est pas la colère qui nous permet encore de survivre, de ne pas tout à fait perdre notre humanité.
Alors, je me fiche des convenances, de la bienséance, lorsque je dois quotidiennement être obligé d'être en colère de peur de m'endormir et de ne plus me réveiller.

Ne vous endormez pas vous non plus.
N'écoutez pas les chants mélodieux qui ne sont que mensonge et guet-apens. Ces chants vous parlerons de la dictature du bon goût, de la démocratie molle, de l'acceptation à l'indifférence du mal qui nous tue aujourd'hui. Révoltez vous ! et combattez !

Je m'en vais, je dois dormir, un peu, mais je ne peux que veiller de peur que certains démons ne finissent eux aussi par se réveiller.

Soyez aimant et aimés de la vie. Soyez heureux pour nous, un jour la liberté viendra, pour nous aussi, nous les oubliés des dieux.

Erwin

o-o-o-o-O-o-o-o-o

Qui suis je ?
Erwin Schulhoff était un Allemand de Prague. Il y commença sa formation musicale qu’il poursuivit à Vienne, à Leipzig (avec Max Reger) et à Cologne. Il travailla aussi avec Debussy. En 1914, il revint à Prague et fit aussi des tournées de concert. Il passa alors 4 ans en Allemagne, de 1919 à 1923, puis revint à Prague et avec Alois Hába, travailla sur les problèmes du quart de ton et se fit fervent propagandiste de la musique d’avant-garde. Il donna encore dans le jazz comme pianiste. Attiré par la révolution sociale, il devint communiste (il fut délégué au congrès des musiciens révolutionnaires à Moscou en 1933). De 1935 à 1938, il travailla à la radio. Protégé un temps par une nationalité soviétique vite accordée contre l’arrestation par les nazis après l’invasion de la Tchécoslovaquie, il fut arrêté en 1941 et déporté. Compositeur multiforme, il réagissait très rapidement aux tendances du jour, allant du post-romantisme allemand à l’expressionnisme, sans négliger l’apport du jazz, le néoclassicisme et le floklorisme. L’abondance des enregistrements récents est à la hauteur de l’intérêt que suscite sa musique.
Source : Entarte Musik

19/11/06 - 14:04

Bon dimanche à tous les gens de bon goût qui aiment se rouler dans la fange de l'inhumanité, à tous ceux qui aiment être nostalgique, à tous ceux qui ferment les yeux sous prétexte du droit à la différence, etc,etc.

L'ensemble de ces personnalités les remercient de l'action que leurs semblables ont mené, il y a un peu moins de soixante ans...

Grâce à eux, nous vivons tous les jours un dimanche...

Les compositeurs suivants ont été tués par les Nazis:
Heinz Alt (1922-1945)
Elkan Bauer (1852-1942)
Daniël Belinfante (1893-1945)
Robert Dauber (1922 - 1945)
Mordechai Gebirtig (1877-1942)
Sim Gokkes (1897-1943)
Pavel Haas (1899-1944)
Bob Hanf (1894-1944)
Rudolf Karel (1880 - 1945)
Dick Kattenburg (1919-1944)
Franz Eugen Klein (1912 - 1944)
Gideon Klein (1919-1945)
Josef Koffler (1896 - 1943)
Viktor Kohn (1901-1944)
Hans Krása (1899-1944)
Jirí Kummerman (1927-1944)
Egon Ledec (1899 - 1944)
Roman Padlevski (1915 - 1943)
Nico Richter (1915-1945)
Zikmund Schul Sigmund/Siegmund Schul (1916-1944)
Erwin Schulhoff (1894-1942)
James Simon (1880-1944)
Leo Smit (1900-1943)
Martin Spanjaard (1892-1942)
Karel Svenk (1907-1945)
Carlo Sigmund Taube (1897-1944)
Viktor Ullmann (1898-1944)
Fritz Weiss (1919-1944)
Vilém Zrzavý (1895-1942)

Et surtout, bon dimanche à ceux qui se souviennent que même le dimanche, l'inhumanité est à combattre

19/11/06 - 13:00

Post en lien avec le précédent et ceux à venir ou "droit de réponse" à Tontonzig. Il n'y a pas de noble combat, il n'y a que de justes causes... Moi en une autre vie. "Je ne lutte pas contre le mal, mais contre l'indifférence au mal"

Elie Wiesel
"Nous n'avons pas tiré les leçons du XXe siècle" propos recueillis par Dominique Simonnet- L'EXPRESS 21/06/06

"Malgré tout...", murmure-t-il. Oui, il faut continuer à croire en un monde meilleur, malgré le fanatisme qui revient, la haine qui renaît... Infatigable passeur de mémoire, militant des droits de l'homme, Elie Wiesel prend plus que jamais à cœur son prix Nobel de la paix. Les 21 et 22 juin, à Pétra, en Jordanie, il réunit un groupe de sages décidés comme lui à agir pour la planète en danger. Son dernier livre, Un désir fou de danser (Seuil), roman bouleversant sur la folie humaine, est à son image: lucide, blessé, mais combattant. Il le confie ici: à 77 ans, il veut encore lire l'espoir dans les yeux des enfants. Malgré tout...

Les 21 et 22 juin, à Pétra, en Jordanie, à l'initiative du roi Abdallah II, vous organisez une conférence intitulée "Face à un monde en danger". Une trentaine de Prix Nobel, ainsi que des chefs d'Etat, vont s'interroger sur les déséquilibres de la planète, la menace iranienne, le génocide au Darfour, le conflit du Moyen-Orient... Peuvent-ils vraiment peser sur la politique mondiale?

Il faut essayer... Ensemble, les Prix Nobel peuvent être écoutés. Samuel Beckett m'a confié un jour que, sur le manuscrit de son livre Molloy, il avait écrit cet exergue, non publié: "En désespoir de cause..." On ne peut trouver meilleure expression. Nous agissons en désespoir de cause. Que pouvons-nous faire d'autre que de toujours tenter une nouvelle voie, ouvrir une nouvelle porte? Désespoir de cause?

Cela pourrait-il qualifier le bilan que vous tirez, à 77 ans, de tant de combats?

Je me suis battu toute ma vie d'adulte et, souvent, j'éprouve un sentiment d'échec. J'ai remporté quelques victoires, aidé les Juifs à sortir d'Union soviétique, sensibilisé à la mémoire de la Tragédie. C'est si peu. Il faut faire plus. Nous devons faire plus. Le monde ne va pas bien. Je ne lutte pas contre le mal, qui est toujours plus fort, mais contre l'indifférence au mal. En l'an 2000, j'avais intitulé le "discours du millénaire" que m'avait demandé le président Clinton "Les périls de l'indifférence". Une dame a dit: "Professeur Wiesel, vous parlez de l'indifférence. Moi, je suis rwandaise!" J'ai demandé à Clinton: "Pourquoi n'avons-nous rien fait pour sauver ces 600 000 ou 800 000 personnes?" Nous étions en direct à la télévision. Il a rougi, et il a répondu: "Elie, on aurait pu. On ne l'a pas fait. C'est pourquoi je suis allé au Rwanda pour demander pardon. Je vous le promets, cela ne se reproduira plus." Le lendemain, des gens m'ont appelé: "Savez-vous ce qui se passe au Soudan?" La presse n'en parlait pas. Ils m'ont dit que j'étais le dépositaire de la promesse présidentielle. C'est ainsi que je me suis engagé pour le Darfour.

Presque cinq ans après le 11 septembre 2001, la planète est menacée par un nouveau fanatisme, peut-être une nouvelle indifférence.

Oui. Le XXe siècle a été marqué par le fanatisme politique (Moscou) et raciste (Berlin). Un moment, on a pensé que tout cela ne pourrait plus se produire, qu'il y avait un "avant" et un "après". Et puis sont arrivés la crise des Balkans, les attentats suicides, le 11 septembre... Je pense qu'il y a une continuité inconsciente du fanatisme: le 11 septembre 2001 est la conséquence des horreurs du XXe siècle. Aujourd'hui, certains obéissent à la même logique du mal, qui se trouve en dehors de la conscience humaine. Le 11 septembre, les cendres étaient là, le feu était là, l'absurdité était là... Comme autrefois. Des assassins tuaient des gens qu'ils ne connaissaient pas, comme si l'Histoire nous poursuivait. Le XXIe siècle est menacé par un autre fanatisme, religieux celui-là. C'est au nom de Dieu que l'on assassine. Imaginez ce nouveau culte de la mort doté d'un pouvoir nucléaire...
Il suffit pour cela d'écouter les propos du président iranien Ahmadinejad.
L'Iran pourrait avoir la bombe nucléaire dans trois ans. La première sera pour Israël, qui ripostera. Même si cela nous coûte 1 million de vies musulmanes, a dit Ahmadinejad, nous pouvons nous le permettre: il y a 1,3 milliard de musulmans dans le monde. Les fanatiques religieux pensent plaire à Dieu. Quand je discute avec des musulmans, je leur dis: "En cautionnant cela, vous rendez votre Dieu non seulement complice, mais meurtrier." Il ne faut pas répondre au fanatisme par le fanatisme. Mais je ne dis pas non plus qu'il faut tendre l'autre joue. La vraie réponse, c'est l'éducation, processus lent.

A-t-on le temps?

Il faut à tout prix soutenir les musulmans modérés qui ont peur, les protéger, les aider.

L'antisémitisme est de retour un peu partout. La conscience s'éloigne-t-elle?

Paradoxalement, j'étais optimiste en 1945, convaincu qu'il n'y aurait plus d'antisémitisme, ni de racisme, ni de guerre. Si quelqu'un m'avait dit que, de mon vivant, je devrais encore me battre contre cela, je ne l'aurais jamais cru. Savez-vous que chaque minute un enfant meurt dans le monde d'une mort non naturelle, de la famine, de la violence? Les leçons du XXe siècle n'ont pas été tirées. Nous avons essayé, mais elles n'ont pas été reçues. Comme ce messager de Kafka qui n'arrive pas à délivrer son message. Je suis triste pour les jeunes d'aujourd'hui. Si j'étais seul, je pourrais me dire: j'ai le droit de désespérer, j'ai toutes les raisons du monde pour ne plus avoir foi en l'homme ni en Dieu. Mais il y a l'autre. Dès qu'il y a l'autre, je n'ai plus le droit de renoncer.

Le mal, dit le philosophe André Glucksmann, est profondément ancré dans l'homme, il est indifférent à l'Histoire.
Est-ce humain d'être inhumain?

Lors du procès d'Eichmann, auquel j'assistais en 1961, je m'attendais que le responsable de la mort d'au moins 2 millions de personnes soit un monstre avec trois yeux et quatre oreilles. Mais il était normal, il mangeait bien, il parlait avec ses geôliers, il avait même le sens de l'humour. N'importe quel SS était plus puissant que mille poètes, parce qu'il avait un revolver et le pouvoir. Et beaucoup d'officiers des Einsatzkommandos, les unités spéciales qui assassinaient, étaient des gens cultivés, diplômés. Et moi qui croyais que la culture pouvait être une armure, une garantie de civilisation...

Vous incarnez la tragédie de ceux qui ont connu la Shoah. Cette génération-là s'en va... Craignez-vous que la mémoire ne s'altère en perdant ses témoins directs?

Nous sommes une espèce en voie de disparition. Après la guerre, les survivants se rencontraient aux mariages, à la naissance de leurs enfants, aux bar-mitsva puis aux mariages de leurs enfants. Maintenant, ils se rencontrent aux funérailles de l'un des leurs. Je n'aimerais pas être le dernier. Porter le fardeau de tous ces souvenirs et savoir qu'après soi il n'y aura plus personne pour dire: "J'y étais, j'ai vu"... Mais je n'ai pas peur que l'on oublie. C'est la tragédie la mieux documentée de l'Histoire. Et le peuple juif se souviendra. Nous sommes aujourd'hui 14 millions (nous étions 18 millions en 1939). Logiquement, nous aurions dû disparaître. Le dalaï-lama m'a dit un jour: "Votre peuple a quitté sa patrie il y a deux mille ans, et il est toujours là. Le mien vient tout juste de connaître l'exil. Je sais que ce sera long. Comment avez-vous fait?" Je lui ai répondu: "Quand nous avons quitté Jérusalem, nous n'avons pas emporté nos bijoux ni nos chandeliers. Mais un tout petit livre. Et ce petit livre a fait d'autres livres, des millions de livres..."

Quels sont vos rapports avec Dieu en ce moment?

On se dispute. Je n'ai jamais perdu la foi, ce serait trop facile, mais ma foi est blessée. J'ai écrit en 1979 une pièce de théâtre, Le Procès de Shamgorod, dans laquelle un personnage répète: "Et Dieu, là-dedans?" S'il me parlait en songe pour m'expliquer pourquoi tout cela, je n'accepterais pas. Je ne doute pas de son existence. Je doute de sa justice, de sa présence. En tout cas, je ne le comprends pas, et je n'en suis pas content.

Vous préparez-vous à la confrontation avec lui?

Je songe plutôt à mes parents, à mes grands-parents. Je porte leur nom, j'ai essayé de faire quelque chose de ma vie... Je n'aimerais pas me présenter honteux devant eux. Quant à Dieu, j'aurais des choses à lui dire...

Après avoir tellement étudié les textes sacrés, vous n'avez que des "pourquoi?". A l'inverse des nazis qui, à Auschwitz, avaient inscrit: "Il n'y a pas de pourquoi".

Le Talmud est un dialogue permanent. Je n'ai que des questions. Pas de réponses. Petit, ma mère ne demandait jamais si j'avais bien répondu en classe. Elle me disait: "As-tu posé une bonne question?" Cela a gouverné ma vie.

Le héros de votre dernier livre, Un désir fou de danser, est un fou qui souffre d'un excès de mémoire. Le fou, c'est vous, c'est moi?

Nous sommes tous capables de folie. Nietzsche disait: "La folie n'est pas une somme d'incertitudes, mais de certitudes." Le fou est sûr de lui, il poursuit inlassablement la même obsession. La folie délivre des coutumes et des lois, mais elle enferme dans celles que le fou s'impose. Il dit: "Deux fois deux, c'est cinq!" Et il a raison. C'est comme un romancier: s'il établit un principe dans son roman et qu'il le maintient jusqu'au bout, celui-ci s'instaure comme une vérité. Il y a une cohérence dans la folie.

Est-il "normal" d'être fou dans un monde incohérent?

Dans Le Mythe de Sisyphe, Camus écrit: "La seule question valable pour l'homme n'est-elle pas de savoir pourquoi il ne se suicide pas?" Ce n'est pas, à mes yeux, la seule question, mais elle est importante. Pour ma part, je ne comprends toujours pas comment, après la guerre, je ne suis pas devenu fou.

Là, avez-vous une réponse?

La première chose que j'ai demandée après avoir été recueilli en France, en 1945, ce fut un traité du Talmud, un exemplaire comparable à celui que j'avais emmené à Auschwitz. Et je l'ai ouvert à la page exacte où je l'avais alors laissé. Ma passion pour l'étude, l'écriture, la parole, la mémoire... cela m'a protégé de la folie.
Dans toute votre œuvre revient le thème du combat permanent entre la parole et le silence. Les mots peuvent-ils tout dire?

Le poids d'un livre, ce ne sont pas ses mots, c'est son silence, ce qu'il ne dit pas. Il y a toujours des silences dans mes livres. Mais il y a silence et silence. Il faut se battre contre le silence dès qu'il cache un crime. Là, il faut crier, hurler.

Pendant longtemps, vous avez dit que vous ne vouliez pas avoir d'enfant. Vous avez un fils, et même un petit-fils aujourd'hui.

Je me disais que ce monde ne méritait pas d'enfants, mais j'étais marié. Finalement, notre fils est devenu le centre de notre vie. Je n'avais plus d'autre choix que de chercher à améliorer le monde. Je me suis alors lancé dans le combat pour les droits de l'homme. Mes engagements ont souvent commencé par un visage d'enfant, comme pour le Biafra. Je ne pardonnerai jamais ce que l'on a fait aux enfants. Pour le 50e anniversaire de la libération d'Auschwitz, où je représentais le président américain, j'avais écrit une prière: "Dieu de miséricorde, n'aie pas de miséricorde pour les assassins d'enfants..." Maintenant, j'ai un petit-fils de 9 mois dont je suis fou. Quand il me sourit, c'est le monde entier qui s'illumine. Il y a en lui l'innocence, la beauté, la pureté, l'espoir, tout ce qui est beau et noble dans l'homme. Et cela justifie toute l'aventure humaine sur terre. Cela la justifie... malgré tout.

Le petit enfant que vous étiez, dont la vie a basculé à 15 ans dans le camp d'Auschwitz, où sa mère, son père, sa petite sœur ont été exterminés, j'ai l'impression qu'il est toujours en vous. C'est lui qui s'exprime, n'est-ce pas?

J'y songe beaucoup. Je sais qu'il me juge. Il me dit: "Qu'as-tu fait de mon avenir?" Il m'accompagne partout. Aujourd'hui, je pense beaucoup plus à cette période-là qu'autrefois, j'en rêve plus qu'auparavant. J'ai un devoir envers l'enfant que j'étais. Je suis responsable de son avenir et de sa place dans l'éternité. Vous avez vu juste: c'est lui qui parle en moi. Autrefois, on a essayé de le priver de la parole. Moi, je la lui restitue. Je ne dirai jamais quelque chose dont cet enfant pourrait avoir honte. Je voudrais qu'il soit fier de moi.

18/11/2006

18/11/06 - 20:49

Tous les crânes rasés sont ils à votre goût ?

La tendance est au crâne rasé ?

Et ceux là : [www]

Sont ils civilisés ou dé civilisés ?

Grâce à qui ?

Grâce à ceux auxquels se réfère un certain ... ici même !

Au Royaume des aveugles le borgne est roi... Refuser de voir certaines évidences sous prétexte de sentiments chrétiens ou d'humanité relève au mieux de la négligence au pire de la moquerie. Je suis peiné pour eux. L'incivilité est parfois une nécessité, le dernier acte de bravoure.

Depuis mon au delà, je ne cherche pas à comprendre, encore moins à justifier. Je ne condamne pas, je montre seulement les errances !

18/11/06 - 19:37

Autre Résistance !

le 16 novembre 1941 parait à Lyon le premier Cahiers du Témoignage Chrétien dont le titre est "France, prends garde de perdre ton âme".

« (...) en tant que chrétiens, nous ne nous plaçons absolument pas sur le même plan que ceux qui ne voient dans Hitler que le "boche" représentant l'ennemi héréditaire ou encore le faux socialiste. (...) En tant que chrétiens nous sommes actuellement en lutte contre le nazisme. »

— Extrait du numéro 2 du Courrier Français du Témoignage Chrétien, page 1.